RFI, venti di “razionalizzazione”

L’amministrazione Sarkozy, racconta Le Figaro, punta il suo occhio riformatore sulle trasmissioni francesi per l’este


da Radio Passioni

Una holding che riunisca e razionalizzi le società di produzione di programmi radiotelevisivi per l’estero. Un “ammodernamento” di Radio France International nell’ottica di una maggiore collaborazione con le radio locali e dell’impiego di Internet (leggi: taglio delle infrastrutture in onde corte). L’amministrazione Sarkozy, racconta Le Figaro, punta il suo occhio riformatore sulle trasmissioni francesi per l’estero:

L’Élysée pousse à une réforme de l’audiovisuel extérieur
PAULE GONZALÈS.
Publié le 08 août 2007
Actualisé le 08 août 2007 : 09h26
L’État veut rapprocher TV5, RFI et France 24.

UN ULTIME effort. Sous l’égide de l’Élysée, le gouvernement entend régler, d’ici à la fin de l’année, le délicat dossier de l’audiovisuel extérieur. Et pour cause, 300 millions d’euros sont dépensés chaque année pour financer les diverses entités non coordonnées qui le composent. Depuis TV5 jusqu’à France 24, sans oublier RFI ou encore CFI. Un an après le lancement de la chaîne d’information internationale France 24, jamais la nécessité de recomposer cette nébuleuse n’a été aussi forte. En termes tant de stratégie que de coûts. L’arrivée d’une nouvelle chaîne tout info, diffusée autant sur les réseaux de télévision que par Internet, exige de redéfinir le rôle de chacun afin d’organiser la complémentarité des différents médias. Trois schémas sont à l’étude au sein d’une mission interministérielle réunissant les services du premier ministre, le Quai d’Orsay qui participe au budget de l’audiovisuel extérieur, le ministère des Finances. Le tout est placé sous l’oeil attentif de l’Élysée, très sensible au sujet.

Réduction des coûts

À ce stade, ce serait la constitution d’un holding chapeautant TV5, France 24 et RFI qui retiendrait l’attention de l’État actionnaire. Une structure similaire à celle de France Télévisions, qui transformerait en filiales les différentes sociétés, tout en leur laissant leur autonomie et en précisant leur mission. Dans le même temps, certaines fonctions communes aux deux chaînes de télévision pourraient être « rationalisées afin d’éliminer les doublons ». De quoi satisfaire l’Élysée et Bercy, en quête de marges de manoeuvre financières. L’information notamment, qui est l’apanage de France 24, pourrait être repensée afin que la CNN à la française puisse approvisionner TV5 en journaux frais. De même, dans les achats d’images mais aussi la distribution, le marketing ou la communication, des rapprochements deviendraient possibles.
Enfin la mise en place de ce holding serait « la manière la plus élégante de traiter avec les partenaires des deux chaînes ». Bien que légèrement dilués dans la nouvelle structure, les partenaires canadien, suisse et belge de TV5 continueraient en effet à y tenir leur rang. Quant à TF1, sa présence au capital de France 24 pourrait être réduite sans remettre en cause le rôle décisionnaire joué par le groupe de Nonce Paolini. De plus, cela laisserait du temps à l’État pour se pencher sur le cas de RFI, qu’il s’agit de moderniser. Si sa présence en Afrique et au Moyen-Orient reste stratégique, sa diffusion en Europe mériterait d’être repensée en favorisant les associations avec les radios locales et en privilégiant Internet.
En revanche, le Quai d’Orsay aurait défendu un temps la solution de la nomination d’un président transversal et commun aux différentes entités sans regroupement au sein d’un holding. Enfin, le troisième schéma avancerait l’idée d’une fusion pure et simple de TV5 et France 24. Séduisant sur le papier, ce schéma ne serait pas à l’ordre du jour, bien qu’il garantisse une réduction

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