YLE, modello di radiotv senza inserzioni

La commissione guidata da Jean-François Copé sta studiando in Francia il nuovo modello di radiotelevisione pubblica non finanziata dalla pubblicità che Sarkozy vuole realizzare nel corso del suo mandato


da Radio Passioni

Chissà se anceh il nuovo governo italiano si muoverà in questa direzione. Secondo me ci si dovrebbe provare, ma non succederà. In ogni caso Libération ha pubblicato una scheda sulla radiotv di stato che Copé sembra aver preso come esempio, la finnica YLE, “una cucina a dieta.”

Une cousine finlandaise au régime
Télé sans pub. Le groupe public YLE est cité en exemple par la commission Copé.

Intérim à Stockholm (Suède) SéBASTIEN BUFFET
19 mai 2008
YLE. Ces trois lettres, familières pour tout Finlandais, désignent l’audiovisuel public local. Mais jusqu’à il y a peu, elles étaient totalement inconnues des Français. Et voilà que Jean-François Copé, à la tête de la commission chargée de proposer à Nicolas Sarkozy les contours d’une télé publique sans pub, sort soudain YLE de son chapeau. Et présente le service public finlandais comme le modèle pour la réorganisation de France Télévisions. A savoir un rangement dans des structures où chaque unité (fiction, documentaire, jeunesse…) fournirait en contenu non seulement l’ensemble des chaînes, mais aussi des sites Internet, VoD, Catch-up TV etc. Déclenchant au passage la colère et l’inquiétude des rédactions qui craignent par-dessus tout d’être fusionnées.
Fictions. Mais faut-il avoir peur de YLE ? Créée en 1926, YLE, pour Yleisradio soit «la radio ronde», est une institution culturelle en Finlande. Il est non seulement la principale source d’information de la population, mais également un poids lourd de la création audiovisuelle grâce à son financement de fictions.
Simple station de radio au départ, cette vaillante octogénaire a vu la télévision rejoindre son giron à la fin des années 50 avant d’investir l´Internet quarante ans plus tard.
Mais sa plus grande révolution est récente. En 2000, le groupe YLE a entrepris une mue afin d’appréhender le passage au tout numérique – devenu réalité l’été dernier – et de devenir une entreprise portée vers la production de contenus. Lesquels doivent alimenter les différents supports du groupe, soit quatre chaînes de télévision, six radios, un site Internet et le télétexte, toujours très utilisé dans ce pays nordique.
«Auparavant, nous étions une entreprise de média traditionnelle, explique Ismo Silvo, directeur du développement et de la stratégie à YLE et principal artisan de la nouvelle organisation. La télévision et la radio constituaient deux entités séparées. Aujourd’hui, chaque département, qu’il s’agisse de l’information ou du divertissement, produit des contenus pour tous les supports».
Ce type d’organisation, qui répond au doux nom de matriciel, devait, selon Ismo Silvo, favoriser l’innovation tout en permettant de réaliser des économies. Une nécessité au vu des finances du groupe, qui affichait au début des années 2000 des pertes s’élevant à 120 millions d’euros par an.
Les premiers à tirer la sonnette d’alarme ont été les parlementaires qui composent le conseil de surveillance du groupe. Ils ne souhaitaient pas voir les finances de l’entreprise, entièrement alimentées par la redevance (215 euros, contre 116 euros en France) car sans publicité, une nouvelle fois renflouées par les contribuables finlandais. Du coup, YLE a dû réduire sa voilure.
Entrée en vigueur en 2007, la nouvelle structure s’est traduite par la fin de l’abonnement d’YLE à l’agence de presse finlandaise FNB et surtout la fusion des rédactions télé et radio. Un double changement qui n’a pas manqué de faire des vagues. «Quand nous n’avons plus bénéficié des services de FNB, nous sommes passés au travers de quantité d’informations. Et comme c’était aux journalistes eux-mêmes d’alimenter la rédaction en nouvelles brutes, la charge de travail supplémentaire a été difficile à gérer», témoigne Kari Klemm, journaliste politique à Radio1, principale radio publique, et responsable syndicale.
Alors qu’elle comptait 4 300 employés en l’an 2000, YLE s’est, au cours de ces huit dernières années, séparé de près de 900 collaborateurs, dont une majorité de préretraites. Avec, à la clé 40 millions d’euros d’économies, soit 10 % du budget total du groupe. Conséquence logique, moins de journalistes ont dû produire plus, multiplicité des supports de diffusion oblige. La qualité de l’information en a-t-elle pour autant pâti ? Toujours est-il que les Finlandais vouent à YLE une confiance inébranlable. Ainsi, le grand programme d’informations du soir de YLE TV1, la chaîne vitrine, continue de rassembler quotidiennement 700 000 Finlandais, sur 5,3 millions d’habitants.
Vieillissement. Toutefois, à l’instar des autres groupes audiovisuels publics européens, YLE fait face au vieillissement de ses téléspectateurs, les jeunes lui tournant le dos au profit des chaînes commerciales, jugées plus modernes. L’accentuation de l’identité des chaînes, notamment YLE TV2, qui mise sur le sport et la musique, ainsi que de nouveaux services sur le Web doivent permettre d’enrayer la tendance.

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