Francia, un rapporto per la “tutela” dei media tradizionali

Le proposte: abbassare le normative antitrust per favorire grandi agglomerati di giornali, radio, televisioni e siti Web, agevolazioni fiscali per i siti dei quotidiani cartacei, che godranno di Iva agevolata e lunga vita alla radio analogica


Radio Passioni

Su incarico di Sarko, Danièle Giazzi, segretaria nazionale dell’UMP, il partito del presidente, ha appena pubblicato in Francia un rapporto sui media digitali che sta facendo discutere parecchio i nostri “cugini d’Oltralpe” (chissà come sono contenti i francesi a essere chiamati così da quegli inaffidabili dei… “ritals”). Il rapporto conclude che davanti a Internet i media tradizionali devono affilare le armi, scendere sul campo di battaglia e concentrarsi come non mai. Ma non nel senso che intendete voi. La bella Daniela, attraverso le sue 34 raccomandazioni propone soprattutto di abbassare la guardia sulle normative antitrust per favorire i grandi agglomerati di giornali, radio, televisioni e siti Web. Propone anche agevolazioni fiscali per i siti dei quotidiani cartacei, che godranno di Iva agevolata e dovranno pubblicare nella home page il numero di giornalisti tesserati che lavorano per loro, a dimostrazione dell’attendibilità della fonte. Io la tessera ce l’avrei anche, quella di serie B ovviamente, ma perché un blogger che sa il fatto suo dovrebbe essere meno attendibile senza?
Per la radiofonia – che secondo la Giazzi sta per essere anche lei investita dallo tsunami digitale ma incompenso mostra di avere goduto finora di una relativa immunità – il rapporto Giazzi contiene una miscela di raccomandazioni che non mi sembrano andare tutte nella stessa direzione. Per esempio si chiede la possibilità di usare ancora per molto tempo frequenze analogiche e numeriche, e si chiede che queste ultime vengano potenziate per assicurare maggiore copertura rispetto al 30% del territorio preconizzato nella fase iniziale. Ma al tempo stesso si chiede di allargare da 150 a 180 milioni di ascoltatori i bacini potenziali di ascolto, sempre per favorire le concentrazioni. Insomma, tutto un guerreggiare di parole e idee che aprono la strada a grossi potentati mediatici, che fanno soldi e alimentano tanto bel potere politico). Proprio mentre Internet ci insegna che avere la coda lunga è bello e che il localismo, nel contesto globale, piace parecchio.

Vi riporto qui i commenti di CommFM Pro, dedicato in particolare alla radiofonia, e ZDNet francese, più centrato sui giornali cartacei. Il testo del rapporto è stato pubblicato dal settimanale Le Point e si può prelevare da qui.

Numérique – Le rapport Giazzi fait grincer des dents
22/09/2008

Commandé par Nicolas Sarkozy en mai dernier, certraines recommandations du rapport remis le 11 septembre dernier par Danièle Giazzi, secrétaire nationale de l’UMP, fait grincer des dents.

Consacré aux médias face aux défis du numérique, ce rapport préconise notamment de relever le seuil anti-concentration en radio. Les 34 propositions formulées par Danièle Giazzi, secrétaire nationale de l’UMP, sont loin de faire l’unanimité. Commandé par Nicolas Sarkozy en mai dernier afin de préparer “le plan national de développement de l’économie numérique”, ce rapport a été remis le 11 septembre dernier. Concernant la radio, Danièle Giazzi estime que le secteur risque d’être bouleversé par par la diversité de l’offre disponible sur Internet et l’arrivée prochaine de la radio numérique. Ce rapport souligne également la nécessité de “permettre la constitution de champions de taille mondiale” dans le secteur de l’audiovisuel. “Il y a donc urgence à faire sauter les verrous qui empêchent de grands groupes de médias français à devenir de grands groupes plurimédia mondiaux”, ajoute le rapport. Si la radio, après l’ouverture de la bande FM en 1981, s’est stabilisée ces dernières années, Danièle Giazzi estime que “les effets des bouleversements et les conséquences non encore anticipées de la radio numérique se feront prochainement sentir”. Elle explique que “la radio semble pour l’instant relativement épargnée par la transformation numérique”. Mais l’arrivée prochaine de la radio numérique et l’émergence des radios diffusées sur Internet risque de bouleverser les équilibres actuels. Aussi, le rapport préconise la possibilité pour les radios d’acquérir des fréquences suffisantes pour couvrir rapidement le territoire. Comme l’ont réclamé
des nombreux acteurs du secteur de la radio, ce rapport (recommandation n°21) préconise également la mise en place d’un soutien financier à la double diffusion analogique et numérique de l’audiovisuel, sans toutefois préciser le montant ni la forme que pourrait prendre ce soutien. Pour la radio, cette double diffusion devra en effet perdurer pendant de nombreuses années.
Mais la proposition qui a fait grincer les dents de certaines organisations du secteur concerne la remise à plat des dispositifs anti-concentration actuels. La recommandation n°23 propose ainsi d’autoriser un groupe de médias à posséder une chaîne de télévision, une radio et un quotidien de dimension nationale. Mais c’est la recommandation n°24 qui est la cible des attaques les plus virulentes. Cette recommandation préconise de relever le seuil d’audience maximale pour un média radio. Ce seuil a été fixé à 150 millions d’auditeurs potentiels par la Loi Carigon de 1994. Danièle Giazzi estime que ce seuil sera totalement inadapté avec le déploiement prochain de la radio numérique. Elle estime qu’il “semble nécessaire d’élever ces seuils afin d’augmenter les marchés potentiels des radios nationales tout en veillant à respecter le pluralisme des antennes”. S’estimant “négligé” par ce rapport, le SIRTI dénonce la recommandation concernant les seuils anti-concentration, qui, selon le syndicat “porterait un coup tragique au pluralisme radiophonique”. Des inquiétudes balayées par le rapport, qui souligne que “la profusion de radios libres et désormais de webradios, ainsi que la possibilité désormais de capter sur Internet la plupart des radios mondiales, le respect du pluralisme ne nous semble pas menacé…”. Le rapport propose de fixer à 180 millions le nombre d’auditeurs potentiels, et ce dès la rentrée prochaine.
Sur la question spécifique de la radio numérique, qui devrait progressivement être déployée en France à partir de janvier 2009, le rapport Giazzi souhaite “permettre à la radio de relever le défi du numérique dans de bonnes conditions”. Ce déploiement nécessitera des investissements très importants, de l’ordre de “plusieurs centaines de millions d’euros”, estime le rapport qui ne se risque pas à chiffrer le montant des investissements, mais la radio numérique “permettra de générer de nouvelles activités de services et de contenus et sera créatrice d’emplois”, selon Danièle Giazzi. L’extinction de la diffusion analogique de la télévision étant prévue pour le 3 novembre 2011, le rapport préconise l’attribution des fréquences de la bande III à la radio numérique, afin de permettre aux auditeurs “de bénéficier d’une offre de programmes enrichie grâce à l’augmentation du nombre de stations et à l’extension de la couverture, notamment des réseaux nationaux”. Toutefois, le rapport estime que la couverture de 30% du territoire pour la radio numérique est insuffisante, et recommande la mise en place d’un calendrier de développement de la couverture des réseaux de radio numérique pour la période 2009-2013, et ce afin “d’assurer rapidement la couverture de la grande majorité de la population et des territoires”. Enfin, le rapport préconise la présence de la radio numérique dans les téléphones mobiles et les véhicules, ainsi que “d’imposer que les terminaux de réception grand public de radio numérique (…) soient rapidement mis sur le marché dès le début de la diffusion”. Selon ce rapport, “une disposition prévoyant l’intégration d’un tuner permettant d’assurer la réception de la radio numérique dans les récepteurs de radio contribuerait de manière déterminante à un déploiement rapide de la radio numérique et permettrait une réelle transition de la radio analogique vers le tout numérique”.

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Le gouvernement veut convertir les médias français à l’ère du numérique

Par Estelle Dumout ZDNet France 22 septembre 2008

Société – Le rapport commandé par Nicolas Sarkozy sur « les médias et le numérique » dénonce l’internet comme l’un des responsables de la crise de la presse. Il fait des propositions pour sauver le secteur et l’adapter aux médias numériques.

La semaine dernière, Danièle Giazzi, secrétaire nationale de l’UMP aux entreprises, a publié un rapport sur « les médias et le numérique ». L’état des lieux est plutôt alarmiste, et pointe vers un principal responsable de la crise que traverse actuellement le secteur : l’internet.
« Il faut sortir de la béatitude numérique », dénonce Danièle Giazzi. « L’un de ses principaux dangers est précisément le risque de mettre à bas des industries culturelles héritières de longues traditions, un métier de journaliste qui s’est forgé dans d’âpres combats, des équilibres sociaux savamment dosés. »
Que ce soit pour la presse écrite, la télévision ou la radio, le changement de modèle apporte de nouvelles opportunités, mais surtout « de nouvelles menaces et d’importants besoins d’investissements », prévient le rapport. « Il y a donc urgence à faire sauter les verrous qui empêchent de grands groupes de médias français à devenir de grands groupes plurimédias mondiaux, entraînant avec eux tout le secteur des industries culturelles. »

Une TVA à taux réduit

Parmi les propositions pour sauver le secteur et rendre la presse internet plus respectable, Danièle Giazzi préconise que les sites d’informations indiquent clairement le nombre de journalistes qui disposent de la carte de presse, pour garantir que l’information qu’ils fournissent émane de professionnels et qu’elle soit différenciée de celle émanant de « citoyens se prenant pour des journalistes ».
Côté financement, la principale idée est l’application de la TVA à taux réduit (2,1%) pour les sites web des journaux qui ont reçu l’agrément de la commission paritaire. « À l’heure actuelle, les publications qui bénéficient de ce régime doivent notamment disposer d’un support papier et être vendues. De ce fait des supports comme les quotidiens gratuits Metro, 20 Minutes, Direct Soir ou des journaux exclusivement en ligne comme Mediapart, Arrêt sur Images ou Rue89 en sont exclus. »
Le rapport préconise également de développer le mécénat et de lancer plusieurs mesures pour développer les investissements dans les médias français. En revanche, Danièle Giazzi se montre réticente à taxer les autres acteurs de l’internet (une idée en vogue actuellement) : « Nous recommandons la plus grande vigilance concernant les nouveaux entrants issus des réseaux internet (par exemple les plates-formes d’hébergement vidéo). Leur équilibre économique est encore incertain. »

Un Grenelle des médias

Le rapport estime qu’une taxation de ces acteurs n’est donc pas une « décision prioritaire », et préconise l’adoption d’un « moratoire avant d’envisager toute taxation éventuelle des recettes publicitaires ».
Ces points et certainement beaucoup d’autres seront débattus dans deux semaines au cours des états généraux de la presse, qui doivent se tenir début octobre. Selon Emmanuelle Mignon, la conseillère de Nicolas Sarkozy pour les médias, qui s’exprimait vendredi lors d’un colloque à Grenoble, « différents pôles de réflexion » sont actuellement définis, pour que cet événement puisse se dérouler sur le modèle du Grenelle de l’environnement.

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